Lauréat Régional 2010
Lauréat Régional
  Tourisme Chaudière-Appalaches
  Festival Sportif de Ste-Lucie
FloreFlore
 
Flore

 Cornouiller du Canada

CORNOUILLER DU CANADA
CORNUS CANADENSIS QUATRE TEMPS

Espèce très fréquente et omniprésente dans les bois frais ou humides qu'elle caractérise: forêts mixtes et conifériennes, forêts tourbeuses (incluant l'érablière à érable rouge), à l'occasion dans certaines érablières à bouleau jaune, au sol particulièrement pauvre. On le retrouve fréquemment sur les rochers. Tout le Québec au sud de la limite des arbres.

Général et l'un des éléments caractéristiques de la grande forêt de Conifères. Elle va aussi loin au nord que la forêt d'Épinette.

· Famille: Cornacées
· Plante herbacée, ligneuse seulement à la base
· Tiges florifère dressées (long. 7-20 cm)
· Feuilles ovées ou obovées en verticille
· Fleurs petites, verdâtres, formant un pseudo-capitule entouré de
  4-6 bractées (long. 8-18 mm) involucrales blanches, pétaloïdes
· Fruits globuleux (diam. 5-6 mm), d'un rouge vif

 Monotrope uniflore

MONOTROPE UNIFLORE
MONOTROPA UNIFLORA

Le Monotrope uniflore est sans contredit l'une des plantes les plus étrange de notre flore. Elle ne possède pas de chlorophylle, ce qui lui donne cet aspect singulier.

On retrouve surtout le Monotrope uniflore dans la forêt mixte et boréale bien qu'on peut quelquefois l'apercevoir plus au sud. Il croît souvent dans les sous-bois ombragés parmi les mousses et les aiguilles de conifères. Sa floraison est estivale.

Lors de son apparition, la tige de Monotrope uniflore est d'abord incurvée, lui donnant l'allure d'une pipe, d'où probablement le nom anglais d' "indian pipe". À mesure que la plante vieillit, la hampe, supportant l'unique fleur, se dresse et perd ses pétales nectarifères. Le Monotrope se lignifie alors et l'on peut encore apercevoir les vieilles tiges l'année suivante.

À l'instar des champignons, le Monotrope uniflore se nourrit de matière organique en décomposition. Il s'associe d'ailleurs à des mycorhizes, un type de champignon inférieur, pour aller puiser les ressources nécessaires à sa croissance et à sa reproduction. On dit alors que c'est une plante saprophyte.

Les indiens d'Amérique se servaient des racines de Monotrope contre les affections du système nerveux : insomnie, nervosité, agitation, tremblements etc. Les racines auraient des propriétés sédatives, antispasmodiques et toniques et auraient été employées pour chasser la fièvre. En application externe, le jus serait utile contre les inflammations des yeux.

À la dessication, le Monotrope uniflore perd sa couleur blanche pour devenir entièrement noir. Ceci est dû à l'action combinée d'une enzyme et d'un tannin. Ce processus peut d'ailleurs être évité en faisant bouillir la plante.

· Famille: Monotropacées
· Tiges (long. 10-15 cm) d'un blanc cireux, surgissant en groupes au travers
  des feuilles mortes, d'abord charnues et tendres, se lignifiant à la maturité du fruit
· Fleur terminale, solitaire (long. 20-25 mm)
· Fruit: Une capsule dressée (long. 1-2 cm)

 Épilobe à feuilles étroites

ÉPILOBE À FEUILLES ÉTROITES
EPILOBIUM ANGUSTIFOLIUM

· Famille: Onagracées
· Tiges solitaires (long. 50-200 cm) ou peu nombreuses
· Feuilles alternes, lancéolées, longuement atténuées au sommet, pâles inférieurement
· Inflorescence en grappe très allongé
· Fleurs pourpres ou magenta
· Pétales (long. 8-12 mm)
· Capsule (long. 5-7 cm)
· Graines (long. 1mm) à soies longues et blanchâtres

 Iris versicolore ou Clajeux

IRIS VERSICOLORE OU CLAJEUX
IRIS VERSICOLOR

Floraison au milieu du printemps. Dans une grande variété d'habitats généralement acides, qu'ils soient secs ou humides, éclairés ou ombragés: lieux sablonneux ou tourbeux, clairières ou bois de conifères, rochers, etc. Depuis le sud du Québec jusqu'à la Baie James et sur la Côte-Nord jusqu'à Natashquan

· Famille : Iridacées
· Rhizome horizontal, gros et charnu
· Feuilles glauques (Larg. 5-25 mm)
· Tige (long. 15-90 cm) souvent ramifiée
· Fleurs d'un bleu violet à nervures blanches et jaunes (10 cm)
· Capsule oblongue et allongée

 Polypode de Virginie

POLYPODE DE VIRGINIE
POLYPODIUM VIRGINIANUM

Rhizome mou et spongieux; frondes (long. 5-26 cm. ; larg. 2.7 cm.) à limbe. Fructifications couleur rouille, disposé en deux rangées presque marginales sur les rochers secs.

· Famille : Polypodiacées

 Sarracénie pourpre

SARRACÉNIE POURPRE
SARRACENIA PURPUREA

La Sarracénie pourpre est la plus extraordinaire plante de notre flore, et le principal ornement de nos tourbières. Elle est l'un des exemples classiques du carnivorisme chez les plantes.

Plantes vivaces. Feuilles en forme de cruche ou de trompette, munies d'une aile latérale et terminées par un limbe. Il arrive le plus souvent que l'insecte prisonnier s'épuise en vains efforts, et se noie dans l'eau de pluie que la feuille renferme presque toujours. C'est essentiellement une plante de tourbière, c'est-à-dire de sols très acides.

 Sorbier d'Amérique

SORBIER D'AMÉRIQUE
SORBUS AMERICANA

Plante presque complètement glabre; tige (long. 5-10 m.), baies globuleuses, d'un beau rouge. Floraison printanière.

Petit arbre qu'on retrouve généralement dans la grande forêt de conifère. Son écorce tendre est l'une des nourritures principales du castor. Les fruits sont comestibles et se mangent quand les gelées d'automne les ont rendus juteux.

· Famille : Rosacées

 Trille grandiflore

TRILLE GRANDIFLORE
TRILLIUM GRANDIFLORUM

Généralement dans l'érablière à caryerss et occasionellement dans l'érablière laurentienne. Basses terres du Saint-Laurent; abondant surtout dans la région montréalaise et l'Outaouais.

Bois d'arbres feuillus. Ouest et centre du Québec, ne paraissant pas remonter loin au nord dans les Laurentides, ni dépasser beaucoup la ville de Québec vers l'est. Très abondant dans la région montréalaise (Montérégiennes) et la partie inférieure de la vallée de l'Ottawa; manque souvent dans la plaine alluviale.

· Famille : Liliacées

 Trille ondulé

TRILLE ONDULÉ
TRILLIUM UNDULATUM

Dans l'érablière à bouleau jaune, les forêts mixtes et conifériennes et les bois tourbeux. Le sud du Québec jusqu'à Baie Comeau et l'Abitibi. Assez général dans le Québec, sauf autour du golfe du Saint-Laurent. Commun dans les Laurentides, depuis la rivière Ottawa jusqu'aux environs de Québec; commun aussi dans les Appalaches, au moins jusqu'au comté de Témiscouata.

 Claytonie de Caroline

CLAYTONIE DE CAROLINE
CLAYTONIA CAROLINIANA

Où trouver cette plante:
Particulièrement abondante dans tous les types d'érablières à sucre; exceptionnellement dans les plus riches des forêts mixtes (bétulaie jaune). Les basse terres du Saint-Laurent, les Laurentides, la Beauce et certaines érablières à bouleau jaune de la côte de la Gaspésie.

 Cypripède acaule

CYPRIPÈDE ACAULE
CYPRIPEDIUM ACAULE

Floraison au milieu du printemps. Dans une grande variété d'habitats généralement acides, qu'ils soient secs ou humides, éclairés ou ombragés: lieux sablonneux ou tourbeux, clairières ou bois de conifères, rochers, etc. Depuis le sud du Québec jusqu'à la Baie James et sur la Côte-Nord jusqu'à Natashquan.

 Clintonie boréale

CLINTONIE BORÉALE
CLINTONIA BOREALIS

Floraison à la fin du printemps. Espèce forestière très fréquente, surtout dans les bois humides et froids. Forêts feuillues (érablière à bouleau jaune et hêtraie), mixtes, conifériennes ou tourbeuses (cédrière tourbeuse et pessière noire à sphaigne). Du sud du Québec jusqu'à la baie James et la rivière Churchill au Labrador.

 Symplocarpe fétide

SYMPLOCARPE FÉTIDE
SYMPLOCARPUS FOETIDUS

Floraison au début du printemps. Généralement dans les bois tourbeux ou très humides, particulièrement dans les zones de débordement des cours d'eau (érablière argentée, frênaie à orme, aulnaie).Dans l'Estrie et la vallée du Saint-Laurent jusqu'à Rivière-du-Loup.

Marais et bois humides. Dans le Québec, abondant dans la région de Québec et le district avoisinant l'estuaire du Saint-Laurent, où on le trouve parfois sur des talus secs et découverts. La station la plus orientale connue est la Pointe-au-Père. Relativement rare dans l'ouest du Québec, on l'y trouve le plus souvent sur des îles. Sa distribution semble limitée au nord par la grande forêt des Laurentides.

 Trille penché

TRILLE PENCHÉ
TRILLIUM CERNUUM

Bois. Général. Apparemment plus boréal que tous ses congénères américains. Très rare dans la région de Montréal, c'est l'espèce dominante du nord et de l'est du Québec; régions du Témiscamingue, du la Saint-Jean, de la Gaspésie et des îles de la Madeleine.

 Trille dressé

TRILLE DRESSÉ
TRILLIUM ERECTUM

Principalement dans tous les types d'érablières mais aussi dans les forêts mixtes, les tremblaies et la frênaie à orme. Abondant dans l'Outaouais, les basses terres du Saint-Laurent, les Appalaches; aussi au Saguenay-Lac-Saint-Jean et en Gaspésie.

Bois riches. Général, sauf dans les parties froides du nord-est du Québec, atteignant le lac Saint-Jean.

 Uvulaire à grandes fleurs

UVULAIRE À GRANDES FLEURS
UVULARIA GRANDIFLORA

Floraison au début du printemps. Caractérise les érablières riches: fréquente surtout l'érablière à caryers, à l'occasion dans l'érablière laurentienne. On la trouve surtout dans l'Outaouais et la région montréalaise. Se retrouve également dans le sud des Laurentides, L'Estrie et dans la vallée du Saint-Laurent jusqu'à Québec.

 Source :
1. Frère Marie Victorin, Flore laurentienne, troisième édition, Les presses de l’université de Montréal
2. Gisèle Lamoureux et collaborateurs, Plantes sauvages printanières, Éditions France-Amérique
3 André Simard (www.bioclic.ca)

 

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