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CORNOUILLER
DU CANADA
CORNUS CANADENSIS QUATRE TEMPS
Espèce
très fréquente et omniprésente
dans les bois frais ou humides qu'elle caractérise:
forêts mixtes et conifériennes, forêts
tourbeuses (incluant l'érablière à
érable rouge), à l'occasion dans certaines
érablières à bouleau jaune,
au sol particulièrement pauvre. On le retrouve
fréquemment sur les rochers. Tout le Québec
au sud de la limite des arbres.
Général
et l'un des éléments caractéristiques
de la grande forêt de Conifères. Elle
va aussi loin au nord que la forêt d'Épinette.
·
Famille: Cornacées
· Plante herbacée, ligneuse seulement
à la base
· Tiges florifère dressées
(long. 7-20 cm)
· Feuilles ovées ou obovées
en verticille
· Fleurs petites, verdâtres, formant
un pseudo-capitule entouré de
4-6 bractées (long. 8-18 mm) involucrales
blanches, pétaloïdes
· Fruits globuleux (diam. 5-6 mm), d'un rouge
vif
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MONOTROPE
UNIFLORE
MONOTROPA UNIFLORA
Le
Monotrope uniflore est sans contredit l'une des
plantes les plus étrange de notre flore.
Elle ne possède pas de chlorophylle, ce qui
lui donne cet aspect singulier.
On
retrouve surtout le Monotrope uniflore dans la forêt
mixte et boréale bien qu'on peut quelquefois
l'apercevoir plus au sud. Il croît souvent
dans les sous-bois ombragés parmi les mousses
et les aiguilles de conifères. Sa floraison
est estivale.
Lors
de son apparition, la tige de Monotrope uniflore
est d'abord incurvée, lui donnant l'allure
d'une pipe, d'où probablement le nom anglais
d' "indian pipe". À mesure que
la plante vieillit, la hampe, supportant l'unique
fleur, se dresse et perd ses pétales nectarifères.
Le Monotrope se lignifie alors et l'on peut encore
apercevoir les vieilles tiges l'année suivante.
À l'instar des champignons, le Monotrope
uniflore se nourrit de matière organique
en décomposition. Il s'associe d'ailleurs
à des mycorhizes, un type de champignon inférieur,
pour aller puiser les ressources nécessaires
à sa croissance et à sa reproduction.
On dit alors que c'est une plante saprophyte.
Les
indiens d'Amérique se servaient des racines
de Monotrope contre les affections du système
nerveux : insomnie, nervosité, agitation,
tremblements etc. Les racines auraient des propriétés
sédatives, antispasmodiques et toniques et
auraient été employées pour
chasser la fièvre. En application externe,
le jus serait utile contre les inflammations des
yeux.
À
la dessication, le Monotrope uniflore perd sa couleur
blanche pour devenir entièrement noir. Ceci
est dû à l'action combinée d'une
enzyme et d'un tannin. Ce processus peut d'ailleurs
être évité en faisant bouillir
la plante.
·
Famille: Monotropacées
· Tiges (long. 10-15 cm) d'un blanc cireux,
surgissant en groupes au travers
des feuilles mortes, d'abord charnues et
tendres, se lignifiant à la maturité
du fruit
· Fleur terminale, solitaire (long. 20-25
mm)
· Fruit: Une capsule dressée (long.
1-2 cm)
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ÉPILOBE
À FEUILLES ÉTROITES
EPILOBIUM ANGUSTIFOLIUM
·
Famille: Onagracées
· Tiges solitaires (long. 50-200 cm) ou peu
nombreuses
· Feuilles alternes, lancéolées,
longuement atténuées au sommet, pâles
inférieurement
· Inflorescence en grappe très allongé
· Fleurs pourpres ou magenta
· Pétales (long. 8-12 mm)
· Capsule (long. 5-7 cm)
· Graines (long. 1mm) à soies longues
et blanchâtres
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IRIS
VERSICOLORE OU CLAJEUX
IRIS VERSICOLOR
Floraison
au milieu du printemps. Dans une grande variété
d'habitats généralement acides, qu'ils
soient secs ou humides, éclairés ou
ombragés: lieux sablonneux ou tourbeux, clairières
ou bois de conifères, rochers, etc. Depuis
le sud du Québec jusqu'à la Baie James
et sur la Côte-Nord jusqu'à Natashquan
·
Famille : Iridacées
· Rhizome horizontal, gros et charnu
· Feuilles glauques (Larg. 5-25 mm)
· Tige (long. 15-90 cm) souvent ramifiée
· Fleurs d'un bleu violet à nervures
blanches et jaunes (10 cm)
· Capsule oblongue et allongée
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POLYPODE
DE VIRGINIE
POLYPODIUM
VIRGINIANUM
Rhizome mou et spongieux; frondes (long. 5-26 cm. ; larg. 2.7 cm.) à limbe. Fructifications couleur rouille, disposé en deux rangées presque marginales sur les rochers secs.
· Famille : Polypodiacées
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SARRACÉNIE
POURPRE
SARRACENIA
PURPUREA
La Sarracénie pourpre est la plus extraordinaire plante de notre flore, et le principal ornement de nos tourbières. Elle est l'un des exemples classiques du carnivorisme chez les plantes.
Plantes vivaces. Feuilles en forme de cruche ou de trompette, munies d'une aile latérale et terminées par un limbe. Il arrive le plus souvent que l'insecte prisonnier s'épuise en vains efforts, et se noie dans l'eau de pluie que la feuille renferme presque toujours. C'est essentiellement une plante de tourbière, c'est-à-dire de sols très acides.
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SORBIER
D'AMÉRIQUE
SORBUS AMERICANA
Plante presque complètement glabre; tige (long. 5-10 m.), baies globuleuses, d'un beau rouge. Floraison printanière.
Petit arbre qu'on retrouve généralement dans la grande forêt de conifère. Son écorce tendre est l'une des nourritures principales du castor. Les fruits sont comestibles et se mangent quand les gelées d'automne les ont rendus juteux.
· Famille : Rosacées
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TRILLE
GRANDIFLORE
TRILLIUM GRANDIFLORUM
Généralement
dans l'érablière à caryerss
et occasionellement dans l'érablière
laurentienne. Basses terres du Saint-Laurent; abondant
surtout dans la région montréalaise
et l'Outaouais.
Bois d'arbres feuillus. Ouest et centre du Québec,
ne paraissant pas remonter loin au nord dans les
Laurentides, ni dépasser beaucoup la ville
de Québec vers l'est. Très abondant
dans la région montréalaise (Montérégiennes)
et la partie inférieure de la vallée
de l'Ottawa; manque souvent dans la plaine alluviale.
·
Famille : Liliacées |
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TRILLE
ONDULÉ
TRILLIUM UNDULATUM
Dans
l'érablière à bouleau jaune,
les forêts mixtes et conifériennes
et les bois tourbeux. Le sud du Québec jusqu'à
Baie Comeau et l'Abitibi. Assez général
dans le Québec, sauf autour du golfe du Saint-Laurent.
Commun dans les Laurentides, depuis la rivière
Ottawa jusqu'aux environs de Québec; commun
aussi dans les Appalaches, au moins jusqu'au comté
de Témiscouata.
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CLAYTONIE
DE CAROLINE
CLAYTONIA CAROLINIANA
Où
trouver cette plante:
Particulièrement abondante dans tous les
types d'érablières à sucre;
exceptionnellement dans les plus riches des forêts
mixtes (bétulaie jaune). Les basse terres
du Saint-Laurent, les Laurentides, la Beauce et
certaines érablières à bouleau
jaune de la côte de la Gaspésie.
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CYPRIPÈDE
ACAULE
CYPRIPEDIUM
ACAULE
Floraison
au milieu du printemps. Dans une grande variété
d'habitats généralement acides, qu'ils
soient secs ou humides, éclairés ou
ombragés: lieux sablonneux ou tourbeux, clairières
ou bois de conifères, rochers, etc. Depuis
le sud du Québec jusqu'à la Baie James
et sur la Côte-Nord jusqu'à Natashquan.
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CLINTONIE
BORÉALE
CLINTONIA BOREALIS
Floraison
à la fin du printemps. Espèce forestière
très fréquente, surtout dans les bois
humides et froids. Forêts feuillues (érablière
à bouleau jaune et hêtraie), mixtes,
conifériennes ou tourbeuses (cédrière
tourbeuse et pessière noire à sphaigne).
Du sud du Québec jusqu'à la baie James
et la rivière Churchill au Labrador.
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SYMPLOCARPE
FÉTIDE
SYMPLOCARPUS
FOETIDUS
Floraison
au début du printemps. Généralement
dans les bois tourbeux ou très humides, particulièrement
dans les zones de débordement des cours d'eau
(érablière argentée, frênaie
à orme, aulnaie).Dans l'Estrie et la vallée
du Saint-Laurent jusqu'à Rivière-du-Loup.
Marais
et bois humides. Dans le Québec, abondant
dans la région de Québec et le district
avoisinant l'estuaire du Saint-Laurent, où
on le trouve parfois sur des talus secs et découverts.
La station la plus orientale connue est la Pointe-au-Père.
Relativement rare dans l'ouest du Québec,
on l'y trouve le plus souvent sur des îles.
Sa distribution semble limitée au nord par
la grande forêt des Laurentides. |
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TRILLE
PENCHÉ
TRILLIUM CERNUUM
Bois.
Général. Apparemment plus boréal
que tous ses congénères américains.
Très rare dans la région de Montréal,
c'est l'espèce dominante du nord et de l'est
du Québec; régions du Témiscamingue,
du la Saint-Jean, de la Gaspésie et des îles
de la Madeleine.
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TRILLE
DRESSÉ
TRILLIUM ERECTUM
Principalement
dans tous les types d'érablières mais
aussi dans les forêts mixtes, les tremblaies
et la frênaie à orme. Abondant dans
l'Outaouais, les basses terres du Saint-Laurent,
les Appalaches; aussi au Saguenay-Lac-Saint-Jean
et en Gaspésie.
Bois
riches. Général, sauf dans les parties
froides du nord-est du Québec, atteignant
le lac Saint-Jean. |
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UVULAIRE
À GRANDES FLEURS
UVULARIA GRANDIFLORA
Floraison
au début du printemps. Caractérise
les érablières riches: fréquente
surtout l'érablière à caryers,
à l'occasion dans l'érablière
laurentienne. On la trouve surtout dans l'Outaouais
et la région montréalaise. Se retrouve
également dans le sud des Laurentides, L'Estrie
et dans la vallée du Saint-Laurent jusqu'à
Québec. |
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Source
:
1. Frère Marie Victorin, Flore laurentienne,
troisième édition, Les presses de l’université
de Montréal
2. Gisèle Lamoureux et collaborateurs, Plantes
sauvages printanières, Éditions France-Amérique
3 André Simard (www.bioclic.ca)
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