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L'ORIGNAL
On
retrouve l'orignal surtout dans la forêt canadienne
qui s'étend des frontières de l'Alaska
jusqu'à la pointe Est de Terre-Neuve. L'orignal
fréquente les pentes boisées et rocheuses
des chaînes de montagnes de l'Ouest, les parages
d'un demi-million de lacs, muskegs et cours d'eau
de la grande forêt boréale, et même
la toundra du nord du pays ainsi que la tremblaie-parc
des provinces des Prairies.
Un
orignal mâle et adulte, doté de son
panache complet, est l'animal le plus imposant
de l'Amérique du Nord. Sa taille, mesurée
au garrot, dépasse celle des plus grand chevaux
de selle. Les gros mâles pèsent autant
que le cheval, soit jusqu'à 600 kg dans la
majeure partie du Canada et jusqu'à 800 kg
pour la sous-espèce géante de l'Alaska
et du Yukon. |
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L'orignal
a le dos brun foncé, presque noir, et le ventre
brun. La face interne des membres varie de gris à
blanc crème. Il est très haut sur pattes.
Ses épaules sont surmontées d'une sorte
de bosse, et son menton porte une longue barbiche appelée
fanon. Seuls les mâles portent des bois, qu'ils
perdent chaque année entre décembre et février.
La croissance de leur nouveau panache débute au
printemps et se poursuit tout l'été.
L'orignal
habite les forêts mixtes de conifères et
de feuillus, et en particulier les sapinières à
bouleau blanc ou à bouleau jaune, où il
occupe un domaine de 5 à 10 km ² de superficie.
Il fréquente les éclaircies, les brûlis
et les zones de coupe intensive de même que les
marécages et les étangs. En hiver, les orignaux
se rassemblent parfois en petits groupes de 2 à
8 dans les secteurs boisés où la neige est
moins épaisse. Dans ces lieux, appelés "
ravages ", ils tracent un réseau de sentiers
qu'ils quittent rarement quand la neige est abondante.
Il se repose dans les broussailles ou à l'abri
des conifères et laisse dans la neige ou dans la
mousse l'empreinte ovale de son corps.
En
hiver, l'orignal broute les branches, les ramilles et
l'écorce d'un grand variété d'arbres,
dont le sapin baumier, l'érable à épis,
le bouleau, le tremble et le saule. On reconnaît
les sites d'alimentation aux arbres dont les petites branches
semblent avoir été arrachées ou dont
l'écorce a été broutée. En
été, l'orignal se nourrit du feuillage de
ces arbres, de plantes herbacées et de plantes
aquatiques comme le nénuphar, la vallisnérie,
les prêles et les sagittaires. Il passe plusieurs
heures par jour dans l'eau à se nourrir, la tête
submergée pour saisir les plantes. L'orignal consomme
parfois des petites plantes à plus de 5 mètres
de profondeur. Il lui arrive de plonger pour atteindre
sa nourriture, restant sous l'eau près d'une minute
s'il le faut. Il est particulièrement attiré
par les sources naturelles d'eau minérale.
L'orignal
est un animal qui est habituellement solitaire, excepté
à l'époque du rut et en hiver. La longévité
d'un orignal est habituellement de 20 ans lorsqu'il est
en milieu naturel et le record pour un orignal en captivité
des de 27 ans. Le principal prédateur de l'orignal,
après l'homme, est le loup gris. L'ours noir, le
carcajou et le couguar réussient également
à capturer le petit |
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LE
CERF DE VIRGINIE
De
tout les gros animaux de l'Amérique du Nord,
le cerf de Virginie, communément appelé
le chevreuil, est le plus commun et le plus répandu.
Son territoire s'étend de la pointe sud du
continent vers le nord jusque dans la forêt
de résineux de la zone boréale. Quelques
individus s'aventurent aussi loin vers le nord que
le Grand lac des Esclaves. Dans le sud du Canada,
on le retrouve depuis l'île du Cap-Breton
jusqu'au centre-sud de la Colombie-Britannique.
Il y avait environ 15 000 000 de cerfs de Virginie
au Canada et aux Etats-Unis en 1982, et la densité
moyenne dans l'aire de répartition de ce
cervidé dépassait 3 individus au km². |
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| Amateur
de chasse ou non, la plupart des Nord-Américains
connaissent très bien le cerf de Virginie. Lorsqu'il
prend la fuite, ce cervidé élégant
a l'habitude de relever la queue, laissant voir son ventre
et son postérieur blanc. Cette queue, quelque peu
semblable à un drapeau flottant au vent, a une
large base et mesure près de 30 centimètres
de long. Abaissée, elle est brune ourlée
de blanc. En été, le ventre est blanchâtre,
le dos et les flancs sont roussâtres, mais l'hiver
venu, le pelage prend une teinte grisâtre. La hauteur
au garrot des mâles adultes dépasse souvent
1 mètre, et leur poids est généralement
de 110 kg. Cependant, dans le nord de l'aire de répartition
de l'espèce, certains individus atteignent le poids
exceptionnel de 200 kg. Les bois du cerf adulte mâle
consistent en une tige centrale, ou merrain, recourbée
vers l'avant, et garnie d'andouillers ou cors simples
qui pointent vers le haut et s'inclinent souvent légèrement
vers l'intérieur. Une femelle sur 1000 peut aussi
porter de petits bois simples.
Il
existe pas moins de 16 sous-espèces de cerfs de
Virginie connues en Amérique du Nord, dont trois
seulement vivent au Canada. Le cerf de Virginie du Nord
se rencontre dans tout l'est du Canada, de la frontière
de l'Ontario et le Manitoba à l'île du Cap-Breton.
Le cerf de Virginie des prairies du Nord habite les ravins
broussailleux, les tremblaies-parcs et l'orée des
forêts des Prairies, jusqu'au piémont des
montagnes Rocheuses. Enfin, le cerf de Virginie du Nord-Ouest,
au pelage fauve, vit dans le sud-est de la Colombie-Britannique
et descend les versants orientaux de la ligne continentale
de partage des eaux, jusqu'en Alberta.
Le
cerf de Virginie fréquente les champs abandonnés,
les vergers, les zones de repousse et les éclaircies
de la forêt de feuillus et de la forêt mixte.
En hiver, lorsque la neige est épaisse, les cerfs
se réunissent dans les peuplements de conifères
offrant couvert et nourriture. Ils tracent dans ces "ravages"
un réseau de sentiers qui relient les sites de
repos et les aires d'alimentation. Son lit est une dépression
ovale peu profonde dans les feuilles, l'herbe ou la neige.
En
été, les cerfs de Virginie se nourrit de
feuilles et des ramilles d'une grand variété
de plantes herbacées, d'arbres et d'arbustes, de
fruits et de champignons. L'hiver, il broute les ramilles
de cèdre, de vinaigrier, d'érable à
épis, de noisetier, de saule, de chèvrefeuille
ou de sapin, de même que des lichens arboricoles.
Lorsqu'il broute, le cerf arrache les ramilles en les
pinçant entre son palais et ses incisives inférieures.
Si la neige est peu épaisse, il gratte jusqu'au
sol pour brouter les plantes.
En
été, les cerfs de Virginie vivent seuls
ou en petits groupes composés de quelques mâles
ou de femelles avec leurs petits. En hiver, ils se rassemblent
dans les ravages. Les glandes que possèdent ces
animaux sur le front, au coin des yeux, entre les sabots
et sur la face interne des pattes postérieures
sécrètent des substances odorantes qui jouent
un rôle important dans leur vie sociale. Ce marquage
olfactif favorise la communication entre les femelles
en chaleur et les mâles en rut et informe les femelles
et les autres mâles de la condition et du rang social
des mâles. On connaît au cerf de Virginie
13 cris et bruits différents émis selon
les circonstances.
En
milieu naturel, peu de cerf de Virginie dépassent
l'âge de 6 ou 8 ans ; le record de longévité
est de 16 ans et demi. En captivité, certains individus
ont vécu plus de 20 ans.
Mis
à part l'homme, le cerf de Virginie est la proie
du loup gris, du coyote, couguar et des chiens errants.
Le lynx roux, le lynx du Canada et l'ours noir s'attaquent
parfois au faon. |
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LE
COYOTE
Le
coyote est l'un des animaux qui soulève le
plus de contreverses en Amérique du Nord.
Comme de nombreux chiens domestiques, il est intelligent
et enjoué, mais c'est aussi un prédateur
reconnu pour tuer de petits animaux de ferme. De
plus petite taille que le loup et d'une plus grande
adaptabilité aussi, il est l'un des rares
mammifères dont l'aire de répartition
s'accroît, même s'il a longtemps été
persécuté par les hommes.
Le
coyote se rencontre presque partout dans l'ouest
et le centre des Etats-Unis, ainsi que dans l'ouest
et le sud-est du Canada. Au Québec, on le
trouve pratiquement partout au sud du Saint-Laurent
jusqu'à Sept-Îles. Dans l'est, sa présence
a été notée au Tennessee, en
Louisiane, en Ohio, au New Jersey, ainsi que dans
les États de New York et de la Nouvelle-Angleterre.
L'espèce est également présente
au Mexique et en Amérique centrale. |
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Le
coyote mesure généralement 114 à
141 cm, sa queue de 27,5 à 39,5 cm, ses pieds de
17 à 22 cm, ses oreilles de 9,5 à 12,5 cm,
la hauteur à l'épaule de 58 à 66
cm. Les adultes pèsent entre 9 et 23 kg. Les mâles
sont légèrement plus gros que les femelles.
Les nouveau-nés pèsent de 283 à 453
g.
Le
pelage du coyote est en général gris jaunâtre.
Ses pattes antérieures, son museau et le revers
de ses oreilles sont de couleur fauve. Il a souvent le
bout de la queue noir, le ventre et la gorge blancs. Le
coyote est plus petit que le loup gris et a les oreilles
plus pointues. Le bout de son museau à moins de
2,5 cm de largeur et les coussinets plantaires de ses
pattes postérieures ont un diamètre généralement
inférieur à 3,2 cm. Lorsqu'il court, il
porte sa queue plutôt basse. Les chiens et les hybrides
chien-coyote ont le museau relativement plus court et
plus large, et le devant de leurs pattes antérieures
n'est pas marqué d'une ligne verticale foncée.
On
trouve le coyote dans les régions rurales et à
proximité des villes. Il fréquente les champs,
les buissons, les marais et les zones de broussailles
à proximité des jeunes peuplements de feuillus
et de conifères. L'étendue de son domaine,
de 7 à 80 km² de superficie, varie selon l'abondance
de la nourriture, l'époque de l'année et
le statue social de l'animal. il se déplace parfois
sur de très longues distances.
Les
petits viennent au monde dans un terrier constitué
d'un tunnel de 30 cm de diamètre et de 1,5 à
7,5 m de long menant à une chambre de 1 m de diamètre.
Le terrier est creusé dans une petite pente broussailleuse
ou dans un fourré. Parfois, il est aménagé
à même le terrier abandonné d'un autre
mammifère. Le même gîte est utilisé
d'année en année et parfois deux femelles
élèvent ensemble leur progéniture.
Le terrier n'est utilisé que pendant l'élevage
des petits. En hiver, le coyote se couche directement
sur le sol ou dans la neige, à l'abri d'une souche,
d'un arbre ou d'une grosse pierre.
Le
coyote se nourrit surtout de mammifères : campagnols,
souris, marmotte commune, porc-épic d'Amérique,
lièvres, lapins, raton laveur et cerf de Virginie.
Il s'en prend aux oiseaux qui nichent sur le sol et consomme
parfois du poisson, des amphibiens, des crustacés,
des insectes, des fruits, des glands et de la charogne.
Le coyote attaque rarement des proies plus grosses que
lui s'il est seul. Il lui arrive d'enterrer pour plus
tard des carcasses à peine entamées, mais
il mange habituellement en entier les animaux qu'il tue.
Il s'attaque aux élevage de bovins, de moutons
et de volailles.
Le
coyote vit seul, en paire ou en petits groupes familiaux
de 3 ou 4 individus ou plus. Il possède un répertoire
vocal élaboré. Son cri le plus connu est
un hurlement accompagné d'une série de jappements
qu'il semble émettre pour appeler ou avertir ses
congénères. Il communique également
par voie olfactive, signalant sa présence lors
de ses déplacements en grattant le sol et en déposant
de l'urine, des excréments et des sécrétions
anales en des endroits bien visibles.
Le
coyote est souvent victime d'un chasseur ou d'un trappeur.
Il est à l'occasion la prie du chien, du loup gris,
du couguar, de l'ours noir, du lynx du Canada et du lynx
roux. |
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LE
RENARD
Le
renard roux est l'un des mammifères les plus
répandus au Canada. On le trouve dans toutes
les provinces et dans les territoires. Il est aujourd'hui
probablement plus abondant en Amérique du
Nord qu'au moment où les Européens
commencèrent à coloniser le continent
au 16e siècle. Les scientifiques croient
que son aire de répartition et ses effectifs
se sont accrus à partir de cette époque
parce que les pionniers agrandirent son domaine
vital en éclaircissant les forêts denses
et en réduisant largement les populations
de loups qui limitaient son expansion.
Ce
petit mammifère appartient à la famille
des Canidés, comme le chien domestique, le
coyote et le loup. Il fut un temps où les
taxinomistes pensaient que le renard roux d'Amérique
du Nord et celui d'Europe, plus petit, étaient
deux espèces différentes. On sait
aujourd'hui qu'il s'agit de la même espèce,
Vulpes vulpes. Son aire de répartition couvre
de façon continue l'Europe, l'Asie et l'Amérique
du Nord et prend de l'expansion en Afrique du Nord
et en Australie, où elle a té introduite
il y a un siècle par les chasseurs de renards
britanniques. |
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Le
renard a une longueur totale de 94,5 à 117 cm,
sa queue de 33 à 45 cm, ses pieds de 15,5 à
18,5 cm, ses oreilles de 7,5 à 9,5 cm et sa hauteur
à l'épaule de 39 à 41 cm. Les adultes
pèsent entre 2,7 à 7,2 kg ; les mâles
sont légèrement plus gros que les femelles.
Les nouveau-nés pèsent de 71 à 120
g.
On
note plusieurs variétés de coloration chez
le renard roux, mais dans tous les cas le bout de la queue
est blanc, alors que chez le renard gris, le dessus et
l'extrémité de la queue sont noirs. La variété
rouge jaunâtre ou rouge foncé est la plus
commune. Chez la variété argentée,
la base des poils est noire et leur extrémité
est blanche. La variété noire est presque
entièrement noire et la variété croisée
a le pelage brun rougeâtre mêlé de
noir ou de blanc et les épaules foncées.
Le
renard roux fréquente toutes sortes d'habitats
et s'approche volontiers des habitations. Il vit dans
les champs bordés de haies arbustives, les buissons,
les taillis, les îlots boisés et les lisières
des grandes forêts. Il occupe habituellement un
domaine de moins de 9 km de diamètre et couvre
en moyenne 12 ou 13 km dans ses chasses quotidiennes.
Le
renard roux s'abrite et élève ses petits
dans un arbre creux, sous un tas de pierres, dans un terrier
de marmotte abandonné ou dans une tanière
qu'il creuse lui-même. L'entrée, de 30 cm
de diamètre environ, s'ouvre sur un tunnel de 3
à 9 m de long qui s'enfonce jusqu'à 3 m
sous la surface. La tanière comporte habituellement
plusieurs issues. Elle est aménagée à
proximité d'un champ ou d'un cours d'eau, parfois
même dans une clairière ou un pré.
En hiver, le renard roux ne fait pas de nid, mais se couche
dans la neige, le dos en rond, le nez et les pattes cachés
sous sa queue.
Le
renard roux se nourrit d'à peu près tout
ce qu'il trouve. Son régime se compose surtout
de petits mammifères : lièvres, lapins,
taupes, musaraignes, écureuils, souris et campagnols.
Il mange aussi des insectes, des oiseaux, des fruits,
des noix, des graines et de la charogne. En hiver, il
creuse des trous dans la neige pour capturer des campagnols
ou se nourrir de petits fruits tombés des arbres.
Comme les autres canidés, il cache souvent de la
nourriture sous la neige ou dans l'humus. creusant un
trou peu profond avec ses pattes, il y dépose une
ou plusieurs proies et les recouvrent de terre, de feuilles
ou de neige avec son museau. Lorsque la cache est vide,
il la marque en urinant dessus. Le renard, qui chasse
un peu à la manière du chat, cause parfois
des dégâts dans les poulaillers. On peut
prévenir ces dommages en obstruant toutes les ouvertures
possibles avec un bon grillage. Il se rend cependant très
utile en détruisant quantité de souris et
de campagnols.
Le
renard roux vit seul en automne et en hiver, mais dès
janvier les adultes forment des couples qui resteront
liés durant l'élevage des petits. Il signale
sa présence sur un territoire en urinant et déféquant
ça et là. Ses doigts sont munis de glandes
qui imprègnent le sol d'une odeur forte. Le renard
roux peut vivre 10 ans à l'état sauvage
et 12 ans en captivité.
L'homme
lui fait la chasse pour sa fourrure de grande valeur.
Il est parfois victime du chien, du lynx roux, du coyote,
du loup gris, du lynx du Canada, de l'ours noir et du
carcajou. |
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LE
LIÈVRE
On
trouve cette espèce partout au Canada, sauf
dans la toundra. Il a été introduit
à Terre-Neuve vers 1870. Aux Etats-Unis,
on note sa présence dans l'est jusqu'au nord
du New Jersey et dans les Alleghenies ; dans le
centre, au nord du Michigan et du Minnesota ; et
dans l'ouest, jusqu'au nord de la Californie et
du Neauveau-Mexique.
Le
lièvre à une longueur de 38 à
50,6 cm, sa queue de 2,5 à 4,5 cm, ses pieds
de 12,1 à 15 cm, ses oreilles de 6,2 à
6,8 cm et la hauteur à l'épaule de
20 à 22 cm. Mâles et femelles adultes
pèsent de 1,3 à 2,3 kg. Les femelles,
appelées hases, sont légèrement
plus grosses que les mâles. Le poids des nouveau-nés
est de 50 à 96 g. |
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| Le
pelage du lièvre d'Amérique est blanc en
hiver et brun grisâtre en été. Il
est plus petit que le lièvre arctique et la base
de ses poils restent foncée en hiver. Il a les
pieds plus grands que le lapin à queue blanche.
Il se distingue du lièvre arctique par sa taille
plus petite et par la couleur brune de sa queue en été
(le lièvre d'Europe a la queue noire, et le lièvre
arctique, la queue blanche).
Le
lièvre d'Amérique s'observe partout où
poussent de jeunes conifères : dans les zones de
repousse, les taillis, les broussailles, les clairières,
dans les marécages et sur le bord des cours d'eau.
Cette espèce est sédentaire et occupe un
domaine de 2 à 16 hectares sillonnés par
un réseau de sentiers bien marqués qui relient
les aires de repos et les zones d'alimentation.
Le
lièvre d'Amérique ne creuse pas de terrier.
Il passe la journée caché sous des branches
basses, des arbres tombés, des souches ou des débris
de coupe. Tout au plus les femelles aménagent-elles,
pour leurs petits, un nid d'herbes dans un endroit abrité.
En
été, le lièvre d'Amérique
se nourrit d'herbes et de plantes vertes. Il affectionne
aussi les jeunes tiges d'arbustes fruitiers et certains
champignons. L'hiver, il broute les bourgeons et les ramilles
et ronge l'écorce d'une grande variété
d'arbres et d'arbustes, dont le cèdre, le saule,
le tremble, l'érable, le bouleau, l'épinette,
le sapin et le framboisier.
Solitaire,
le lièvre d'Amérique tolère la présence
de ses congénères ; certains affrontement
ont cependant lieu pendant le rut, notamment entre les
mâles.
Le
lièvre d'Amérique vit rarement plus de 5
ans en milieu naturel, bien que certains vivent plus de
8 ans.
Son
principal prédateur est le lynx du Canada. Il est
aussi la proie du renard roux, du coyote, des belettes,
du vison d'Amérique, de la loutre de rivière,
du lynx roux, du grand duc, du harfang des neiges, du
gerfaut, du vautour, de la buse pattue, de la buse à
queue rousse et parfois même du chat domestique.
On le chasse pour sa chair et pour sa fourrure. |
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LE
CASTOR
On
le trouve presque partout au Canada et aux Etats-Unis.
Il a été introduit en Finlande en
1937, en Union soviétique avant 1950, en
Terre de Feu en 1948 et en France au cous des années
1970.
Le
castor a une longueur de 87,5 à 125 cm, sa
queue de 23 à 53 cm, ses pieds de 15 à
19 cm et ses oreilles de 2,3 à 2,9 cm. Mâles
et femelles adultes sont à peu près
de même taille et pèsent de 11 à
35 kg ; certains individus pourraient atteindre
45 kg. Le poids des nouveau-nés est de 227
à 630 g.
Le
castor du Canada a le pelage brun foncé.
Il porte une queue écailleuse, large et aplatie
en forme d'aviron. |
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| Il
fréquente les cours d'eau, les étangs, les
marais et les lacs des régions boisées.
Dans un habitat propice, une famille de castors peut occuper
un territoire de 2,6 à 5,2 km² de superficie.
Le long d'un cours d'eau bien défini, on trouve
en général une ou deux familles par km.
Le
castor du Canada contrôle le niveau des cours d'eau
qu'il fréquente en construisant des barrages de
troncs, de branches, de boue et parfois de pierres. Dans
les cour d'eau à fort débit, quelques barrages
secondaires situés en amont protègent le
barrage principal. Le nappe d'eau ainsi formée
lui permet d'accéder plus facilement aux arbres
environnants tout en gardant submergées les entrées
de son abri. Il loge dans une hutte conique, construite
non loin de la berge. Cette hutte est constituée
d'un amoncellement de branches et de boue au centre duquel
il creuse avec ses dents une chambre d'environ 1 m de
diamètre sur 0,5 m de hauteur, à laquelle
il accède par une ou deux entrées situées
sous l'eau. il peut aussi se creuser un terrier dans la
rive d'un cours d'eau. le castor abat les arbres qu'il
utilise pour ses constructions et pour nourrir en rongeant
le tronc avec ses incisives. Il préfère
les petits arbres, mais certains n'ont pas moins de 38
cm de diamètre. En général, le diamètre
et la hauteur moyenne des arbres abattus diminuent en
relation inverse de la distance qui les sépare
du cours d'eau le plus proche. Il est faux de croire que
le castor puisse prévoir l'angle de chute de l'arbre
qu'il veut abattre. En fait, le rongeur a tendance à
s'éloigner ou à se jeter à l'eau
dès que l'arbre se met à tomber, ce qui
ne l'empêche pas d'être parfois tué.
Le castor creuse parfois des canaux entre l'étang
et les sites d'alimentation. Ces canaux, mesurant souvent
1 m de largeur sur 60 cm de profondeur, peuvent avoir
plusieurs dizaines de mètre de longueur et s'étendre
au pied d'une colline boisée. Le castor les creusent
et les entretient en grattant le sol avec les pattes antérieures.
Ces canaux facilitent le transport des vivres. Le castor
doit parfois endiguer un cours d'eau avoisinant pour en
maintenir le juste niveau. Il entretient aussi les sentiers
qui conduisent de la berge aux sites d'abattage. il coupe
et enlève la végétation qui pourrait
lui nuire lorsqu'il transporte les troncs et les branches
d'arbres vers le cours d'eau. dans certaines régions,
le castor relie les sites d'alimentation à l'étang
par de longs tunnels qu'il creuse dans la berge sur une
distance pouvant atteindre 10 m. ces tunnels partiellement
remplis d'eau permettent au castor de regagner l'élément
aquatique au moindre danger.
Le
castor du Canada se nourrit des feuilles, de l'écorce
et des ramilles de la plupart des espèces ligneuses
qui poussent près de l'eau, ainsi que la tige et
des racines de diverses plantes aquatiques. Ses espèces
préférées sont le peuplier faux-trembles,
le bouleau blanc, les aulnes, la vallisnérie, les
nénuphars. À l'instar des lagomorphes et
de plusieurs autres rongeurs, le castor pratique la caecotrophie,
mécanisme par lequel les produits d'une première
digestion, plus verts et humides que les excréments
véritables, sont saisis à la sortie de l'anus
et ingérés de nouveau pour être digérés
une seconde fois. Cette activité a généralement
lieu le jour à l'intérieur de la hutte ou
du terrier. Vers la fin de l'été, le castor
se constitue une réserve de nourriture en prévision
pour l'hiver. pour ce faire, il fabrique d'abord un radeau
en entremêlant plusieurs grosses branches à
la surface de l'eau. ce radeau comporte souvent des branches
déjà écorcées ou des tiges
d'espèces ligneuses moins appréciées.
L'animal saisit ensuite des plantes aquatiques, des ramilles
bien feuillus et des branches qu'il ancre par la tige
au fond de l'étang, sous le radeau, jusqu'à
ce qu'un amas inextricable se soit formé. Parfois,
il ajoute des branches écorcées ou de la
boue sur le radeau pour le faire couler. De cette manière,
le radeau non comestible se retrouvera éventuellement
pris dans la glace de l'étang, la nourriture restant
disponible sous l'eau tout l'hiver.
Il
vit en famille de 2 à 14 individus comprenant un
couple d'adultes, qui restent ensemble toute leur vie,
les jeunes d'un an et les petits de l'année (parfois
appelés castoreaux). Les membres d'une famille
signalent aux étrangers leur présence sur
un territoire en construisant le long des canaux et des
sentiers qu'ils fréquentent des monticules de boue
et de débris végétaux qu'ils imprègnent
de castoreum, sécrétion odorante provenant
de glandes situées près de l'anus. ces monticules
ont jusqu'à 60 cm de hauteur.
Dans
son milieu naturel, le castor du Canada dépasse
rarement l'âge de 10 ans, mais certains individus
ont pu atteindre les 24 ans. En captivité, il peut
vivre plus de 20 ans.
Recherché
par l'homme, qui le trappe pour sa fourrure, le castor
du Canada est aussi victime de la loutre de rivière,
du loup gris, du coyote, du carcajou, de l'ours noir,
du pékan, du vison d'Amérique, du lynx du
Canada, du lynx roux et du cougar. |
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L'OURS
NOIR
L'ours
noir, désigné aussi sous le nom de
baribal en France, est, de nos jours, l'un des animaux
sauvages les plus connus en Amérique du Nord.
Pour le campeur, il est à la fois une source
d'ennuis et un élément fascinant de
la vie en plein air. La plupart des touristes sont
fort déçus s'ils n'ont pas la chance
d'entrevoir un ours pendant leur séjour dans
les parcs provinciaux ou nationaux au Canada.
L'ours
noir appartient à la famille des ursidés,
dont on trouve des représentants dans presque
tout l'hémisphère boréal et
dans le nord de l'Amérique du Sud. En Amérique
du Nord, les autres membres de cette famille sont
l'ours brun (grizzli) et l'ours blanc (polaire),
qui sont tous deux beaucoup plus gros que l'ours
noir. |
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Sur
le continent nord-américain, l'ours noir occupe
un vaste territoire allant d'est en ouest, jusqu'en Alaska
au nord, et jusqu'au Mexique au sud. Il est absent de
l'Île-du-Prince-Édouard, du nord de l'Alberta
et de la Saskatchewan ainsi que de l'extrême nord
de l'Ontario.
Bien
qu'il fréquente divers habitats, l'ours noir préfère
les forêts denses et les broussailles touffues.
Mais c'est probablement dans les forêts mixtes de
conifères et de feuillus qu'il vit en plus grand
nombre. Dans les habitats qui lui sont favorables, on
dénombre un ours par 3 ou 4 km². Il est difficile
d'évaluer la population, car l'ours noir est un
animal timide et discret. Selon les estimations récentes,
la population continentale compterait 500 000 bêtes,
à quelque 200 000 individus près.
L'ours
noir est un mammifère trapu et massif. À
l'âge adulte, il mesure quelque 150 cm de longueur
et de 100 à 120 cm de hauteur au garrot. Il possède
une tête de grosseur moyenne, un profil facial presque
droit, un museau pointu, des naseaux allongés et
une langue d'une grand agilité. Ses lèvres,
contrairement à celles des autres bêtes sauvages,
comme le loup ou le lynx roux, se retroussent sur les
gencives et sont très mobiles, ce qui lui permet
de happer de minuscules baies ou même des fourmis.
Ses yeux sont petits et ses oreilles arrondies. Sa queue
est très courte et à peine visible, et ses
pieds sont couverts d'une épaisse fourrure. À
l'instar de l'être humain, l'ours est plantigrade,
c'est-à-dire qu'il marche sur la plante des pieds.
Les pattes sont garnies de cinq doigts armés de
griffes puissantes, recourbées et non rétractiles,
dont il se sert pour creuser et arracher les racines,
les souches et les troncs d'arbres lorsqu'il est en quête
de nourriture.
En
raison de sa silhouette trapue, l'ours noir paraît
beaucoup plus lourd qu'il ne l'est en réalité.
Les mâles adultes pèsent généralement
135 kg, mais des spécimens de plus de 290 kg ont
été signalés. La femelle est beaucoup
plus petite que le mâle et pèse en moyenne
70 kg.
En
règle générale, l'ours noir a un
pelage noir et un museau brunâtre ; une tâche
blanche orne souvent sa poitrine ou la partie inférieure
de sa gorge. Même si la couleur noire est la plus
répandue, certains ont le pelage brun, brun foncé,
cannelle, bleu-noir ou même blanc. Les albinos sont
rares. Les ours au pelage clair sont plus nombreux dans
l'Ouest et dans les montagnes que dans l'Est. Ces différentes
teintes peuvent se rencontrer chez les oursons d'une même
portée mais, habituellement, les petits sont tous
de la même couleur que leur mère.
L'ours
noir fréquente les forêts denses de feuillus
et de conifères, les brûlis, les broussailles
et parfois même la toundra. On le rencontre à
proximité des ruisseaux, des rivières ou
des lacs, ou en bordure des marécages. Les mâles
occupe un domaine vital d'environ 60 à 173 km².
Celui de la femelle varie de 5 à 50 km². Il
fait son nid dans une crevasse ou sous un arbre renversé.
Il lui arrive aussi d'élargir un trou et de le
tapisser de feuilles, de mousse et de brindilles. Entre
le début d'octobre et la fin novembre, l'ours noir
mange de moins en moins et se cherche une tanière
où passer l'hiver. Durant l'hiver, lorsqu'il dort,
la température de son corps et son rythme cardiaque
s'abaissent légèrement. Son sommeil est
léger et un bruit fort réussit parfois à
le réveiller. Subsistant à même ses
propres réserves de graisse, il sort de sa léthargie
à la fonte des neiges, en mars ou avril.
Au
printemps, l'ours noir se nourrit de la tige, des bourgeons
et des racines de diverses plantes herbacées, de
petits mammifères et de charogne. Il s'attaque
également aux jeunes cervidés. Durant l'été,
il retourne les pierres et les troncs d'arbre tombés
ou éventre les souches pourries à la recherche
d'abeilles, de guêpes, de fourmis et de termites.
Il mange aussi des poissons, des baies et des fruits sauvages.
À l'automne, il ajoute à son menu les noisettes,
les glands et les faînes. Il raffole du miel et
cause souvent des dégâts aux ruches.
L'ours
noir est solitaire sauf pendant le rut, l'élevage
des petits ou lorsque la nourriture abonde à un
endroit précis. En milieu naturel, la longévité
de l'ours noir dépasse rarement 10 à 15
ans. Certains peuvent vivre 25 ans.
Outre
l'homme, il a peu de prédateurs, sauf le loup gris,
le coyote, le couguar et possiblement l'ours blanc. |
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Source :
Les mammifères du Québec et de l’est
du Canada, Jacques Prescott et Pierre Richard, 1996, Édition
Michel Quintin. |
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